Bien le bonjour, bien le bonsoir chers amis


Allons bon mesdames et messieurs, vous êtes vous égarez pour venir jusqu'ici ?
Alors bienvenue sur mon histoire...
Cette histoire n'est pas un conte de fée, ni un rêve éveillé. Faites demi tour avant qu'il ne soit trop tard.
Non, cette histoire ne vous plaira pas, ne la regardez même pas. Elle vous fera basculer malgré vous dans la bourgeoisie décadente de notre siècle, dans la noirceur du c½ur humain.
Réalisme intriguant et sombres pensées, vous ne trouverez que cela ici.
Oh ! Il est déjà trop tard, vous voilà donc à la porte de mon monde... Mais n'ayez pas peur, ne confondons pas imagination et Fiction...voyons...

Entrez donc...



Ma fic TH ici si vous préférez....

# Posté le lundi 08 juin 2009 14:15

Modifié le samedi 13 juin 2009 05:20

Jour J.

Jour J.
Partir, tout quitter, voilà ce qu'on m'oblige à faire. La vie n'est pas dénuée de raison m'a-t-on dit. Les choix sont durs à prendre, mais c'est encore plus horrible quand on n'a pas ce choix.

Le sort veut que je parte, sans famille, sans amis. C'est dans ces moments là qu'on se rend compte qu'on mène une vie bien solitaire. Découvrir un nouveau pays, tout recommencer. Ca me fait si peur...
Je pris mon courage ainsi que mon sac à deux mains et m'engageais dans le couloir qui menait jusqu'à l'avion sans me retourner. Je détestais les adieux. Des jours et des jours de larmes et de crises étaient amplement suffisants. Maintenant il fallait que j'aille de l'avant, la tête haute et fière. Paraître forte pour le meilleur et pour le pire... surtout pour le pire.

Je traversais le couloir gris à la moquette noire usée. J'arrivais devant le sasse et tendis mon billet à l'hôtesse de l'air qui m'accueillit et m'indiqua l'allée à prendre. Place 483. Je marchais le long des rangées de sièges, en regardant les têtes des passagers qui dépassaient des fauteuils, mais sans vraiment les voir. Je remarquais juste que ce n'étaient que des adultes. En même temps, quelle personne de mon âge partirait aussi loin à seulement trois jours de la rentrée scolaire ?

Je trouvais enfin ma place, à gauche, sur la rangée des sièges à deux places. Une personne d'un certain âge y était déjà installée à la place 482. C'était une femme à forte corpulence, habillée vieillot avec un teint rouge et des cheveux blonds ternes. Je ne relevais pas vraiment sa présence.

J'essayais de me faufiler dans l'étroit passage pour réussir à atteindre ma place près du hublot. La dame me fixait nonchalamment de ses gros yeux bleus, coincés derrière des lunettes carrées à double épaisseur.
Je m'installais tant bien que mal sur mon mini siège bleu foncé. Je découvris une télé encastrée dans le siège de devant qui me faisait face à une distance pas assez suffisante à mon goût.

Je posais mon sac par terre, entre les jambes et m'avachis sur mon siège pour me laisser le temps de me calmer. Le fait de prendre l'avion ne me faisait pas peur. C'était plutôt une sorte de claustrophobie qui s'emparait de moi, coincée dans un tout petit espace, entre une grosse dame, une télé et un tout petit hublot.
Je sortis mon I-Pod de mon Eastpack pour essayer de me détendre un peu. Je regardais perpétuellement par la vitre, je ne voulais pas voir ce décor autour de moi. J'aurais aimé que ce jour ne fût jamais arrivé. Je regardais dehors avec insistance, comme si ce petit bout de béton et de bâtiment me raccrochaient encore à la France. Une musique rock palpitait dans mes oreilles et faisait battre la chamade à mon c½ur, le stress de partir seule et loin.

Soudain, je sentis l'avion frémir, et je frémis encore plus fort. Mes parents devaient encore être dans l'aéroport à regarder mon avion. Ils étaient aussi tristes que moi, mais ils avaient choisi, ils assumaient à présent...
L'avion se mit alors à avancer et les bâtiments en crépi blanc de l'aéroport disparurent pour laisser place à l'étendue d'herbe et aux pistes, sous le soleil couchant. Ce décor, dehors, me fit une boule dans la gorge. Le couché de soleil me rendait triste, comme achevant une partie de ma vie qui devait se finir aujourd'hui, mais que je ne voulais pas lâcher... Je détestais ce soleil couchant, et pourtant je ne voulais pas le quitter. Je ne savais pas ce que me réservait demain...

Les baffles des hauts parleurs au dessus de moi se mirent à grésiller et une voix horripilante en sortit. Je fis pause sur ma musique pour essayer de me concentrer sur les recommandations et les gestes de sécurité de l'hôtesse.
- Mesdames et Messieurs, veuillez attacher vos ceintures, nous allons bientôt décoller.
Je n'avais pas retenu grand-chose de leurs dires... Suivirent ensuite les même explications, mais en anglais. Je me concentrais d'avantage pour essayer de comprendre. Au moins ça me mettait dans le bain, me faisant oublier légèrement la détresse qui s'était emparée de moi.

Une voix française prit de nouveau la parole et résonna dans mes oreilles, comme un coup de glas qui aurait annoncé ma mort :
- Mesdames et Messieurs, ici le commandant de bord, nous vous souhaitons un agréable voyage avec Air Force One, à destination de Chicago.


Des commentaires chers hôtes ?
Un com ici pour être à l'évidence prévenu de la suite...


# Posté le lundi 08 juin 2009 14:16

Modifié le mardi 16 juin 2009 05:44

Amérique.

Amérique.
La fatalité de ma situation me pris au dépourvu. Je quittais ma magnifique capital pour partir je ne sais où en Amérique. Etant d'un niveau supérieur aux autres en anglais, mes parents avaient décidé de m'envoyer en Amérique pour que je devienne bilingue. J'ai refusé, j'ai pleuré, j'ai crié, ils ne m'ont pas laissé le choix. Cela m'avait value une semaine de déprime, mais rien n'y fit. Puis, je me suis faite à cette idée, attendant le jour J avec angoisse. Mes amis m'avaient soutenu, ça avait été encore plus dur de me séparer d'eux. En 17 ans de ma vie, je n'avais jamais déménagé, et là on m'envoyais carrément dans un autre pays.

Je m'envolais pour un nouveau monde dont le mode de vie me laissait perplexe : permis à 16 ans, possession légal d'armes... Tout dans ce pays me répulsait, que ce soit les habitants ou leur culture. J'allais passer une année scolaire là-bas, puis je reviendrais en France. Après j'aurais le choix entre y retourner ou pas. Mon choix était d'hors et déjà pris. Je resterais en France jusqu'à la fin de ma vie une fois revenue de là bas.

Mes mains tremblaient légèrement sur les accoudoirs de mon siège. Repenser à tout ça me donnait envie de pleurer. Je me forçais à respirer normalement pour contenir mes émotions. Je contemplais à présent l'intérieur de l'avion : les parois étaient d'un blanc qui me paraissait sale, et les sièges bleus tranchaient vivement avec la vieille moquette rouge. Je remarquais aussi que ma voisine portait des vêtements de la même couleur que son siège, ce qui la confondait avec. Celle-ci me regarda, je détournais le regard pour le fixer sur les hôtesses. Elles étaient déjà en train de véhiculer avec leurs chariots pleins de nourriture ou de boisson. Un apéritif me fut servit.

Le décollage de l'avion avait été doux, mais j'avais l'impression que mon c½ur était resté accroché au sol et je le sentais pesant. Maintenant il me restait 11h de vol à combler, ce qui me semblait trop court pour ce qui m'attendait. J'avais perdu toute notion du temps. Le soleil, qui tout à l'heure se couchait, était à présent au milieu du ciel, tout comme l'avion dans lequel j'étais.

Cet endroit me désorientait, je me sentais toute petite, insignifiante et perdue. Je me retrouvais comme une petite fille fragile. Je me rendis compte de ce changement en moi, cette fille forte et souriante qui habitait Paris autrefois n'était plus. Qu'allais-je devenir ? J'avais perdu tous mes repères, je perdais toute ma vie.
Les heures passèrent et le soleil se coucha enfin pour laisser place à la nuit étoilée. Peut-être étais-je fatiguée, je ne savais pas... Je mangeais peu du plateau repas qu'on me servit, mon ventre étant trop noué par l'appréhension. J'avais froid, je me sentais mal. Pour oublier tout ce corps endoloris, j'acceptais un film que me proposait ma télé. Finalement la fatigue gagna le combat et je sombrais dans un sommeil agité.

Je me réveillais quelques heures plus tard. Ce sommeil ne m'avait pas été bienfaisant. J'étais groggy sur mon siège, emmitouflée dans une couverture rouge offerte par l'hôtesse. Je ne savais pas quelle heure il était, mais il faisait encore noir dehors. Je ne me rendormis pas, je restais dans un état de semi conscience, laissant mes pensées vagabonder à leur guise. Cet état comateux me faisait du bien, je ne pensais plus à ce qui m'attendait, je me réfugiais dans mes souvenirs.

Je repensais alors à ma famille, ma maison, ma chambre. Je m'imaginais alors, à ce moment là, dedans : mon bureau sombre dégorgeant de papiers et de stylos ; contre mon mur , la tapisserie rose pâle camouflée par des tonnes de posters ; mon petit lit à la couette turquoise dans le coin opposé et les photos de mes amis partout autour. Il y avait aussi tous mes habits en vracs sur la chaise de mon ordinateur, cela me fit sourire. Je m'avançais dans cette pièce si souvent vue, et pourtant j'avais l'impression de ne jamais l'avoir vraiment regardé... je passais près de mon armoire en touchant du bout des doigts mes livres parfaitement rangés sur mon étagère et des frissons traversèrent mon corps.
- Nina ?
La voix de ma mère me fit sursauter, j'avais oublié que je devais aller manger... Je descendis lentement les marches une par une, en prenant plaisir à passer doucement ma main sur le bois lisse de la barrière. Je me retrouvais ensuite en compagnie de mon grand frère et de mon père dans la cuisine.

J'aidais ma mère à déposer les plats sur la table, accompagné d'un joli couvert puis je souris en m'assaillant en compagnie de ma famille.
- Vous voulez manger quelque chose ?
Je me tournais vers ma mère et la dévisageais. Depuis quand me vouvoyait-elle ? Je la regardais étonnée, puis tendis le bras pour essayer de la toucher, mais mes doigts passèrent à travers. Je poussais un petit cri d'horreur, lorsque je vis que toute ma maison était en train de disparaître comme dans un mirage.

J'ouvris soudain les yeux. Je m'étais rendormi sans m'en apercevoir... et dévisageais l'hôtesse qui venait de parler, elle avait tout gâché. Elle avait posé cette stupide question à ma stupide voisine qui, à mon grand étonnement était réveillée. Je regardais alors autour de moi et plissais les yeux sous la lumière du jour. La panique me sauta à la gorge :
- Excusez moi ? dis-je. Quelle heure est-il ?
- 6h00 exactement... Nous allons bientôt arriver... précisa l'hôtesse d'une voix douce.
J'écarquillais les yeux de surprise. Je ne m'attendais pas à cette réponse, mais elle était pourtant évidente...

- Vous voulez déjeuner ? continua la jeune femme.
- Euhh... oui... dis-je pas très sûr de pouvoir avaler quelque chose.
Le stress me revînt tout d'un coup comme une boule de bowling en plein ventre. Nous allions bientôt atterrir... j'allais bientôt être confronté à ma nouvelle vie...


30 coms pour la suite ?

# Posté le mardi 16 juin 2009 12:31

Amérique.

Amérique.
Le voyage en avion était une sorte d'étape de transition entre le passage d'une de mes vies à une autre... deux vies complètement différentes.
J'allais débarquer dans un débile d'aéroport américain et être appelée par une famille que je n'avais jamais vue, ma nouvelle famille... comment pourrais-je un jour appeler ces gens « famille » ? « Famille » ? Je n'en avais plus, celle que je croyais être ma « vraie » famille, m'avait trahie et envoyée le plus loin possible d'eux. Je n'avais plus personne à présent... et c'est ce qui m'effrayait le plus.

J'avais réglé ma montre à la nouvelle heure américaine, et je regardais passer chaque minute qui me rapprochait un peu plus du sol de Chicago. L'atterrissage était prévu pour 9h40, d'ici là j'avais encore le temps de me suicider... C'était ironique bien sûr.

Il fallait que je me détende les nerfs sur quelque chose et je sortis donc mon baladeur de ma poche. Je n'avais pas vraiment le look d'une rockeuse, mais j'appréciais cette musique. Mon petit visage d'ange pouvait en cacher un autre plus démoniaque, plus sombre, que je n'utilisais que très rarement, dans des situations un peu comme celle là. Pour moi, montrer sa colère est toujours mieux que sa tristesse. Et pour l'instant j'étais plus en colère que jamais. Je ne savais pas pourquoi, mais je n'avais plus envie de sourire, plus envie de faire semblant.

Je me fixais sur l'horizon et l'avion commençait tout doucement à descendre. Je voyais la gigantesque ville s'étendre sous nos pieds. Le temps était maussade, gris, tout comme mon humeur. Je passais ma main dans mon cou, relevant doucement mes cheveux bruns pour les attacher en un chignon mal fait. Autant être désinvolte au maximum...

Lorsque les roues de l'avion vinrent frapper le sol, mon c½ur se souleva et je serrais les dents pour ne pas hurler mon angoisse. On avait environ un quart d'heure de retard, ce qui ne m'avait pas tellement dérangé. Une fois arrêté, je me levais après la grosse dame qui m'avais servit de voisine durant ce voyage, elle n'allait pas me manquer celle là... Je pris mon sac et sortit sans empressement de l'avion. Je m'arrêtais alors, juste avant de poser le pied sur le sol américain, qui serait le premier pas de ma nouvelle vie. Ma mère m'avait répété mille fois que des milliers de jeunes gens rêvaient d'être à ma place... Mais moi je ne voulais pas de cette vie là, alors qui la voulait la prenne...

Je posais le pied sur le sol dur de l'aéroport et m'avançais avec dégoût vers la salle des débarquements. Ca n'avait pas été si difficile que ça finalement... Il y avait un monde fou dans le hall des arrivées. Je regardais tout autour de moi, lançant des regards désespérés. Il y avait déjà plus de jeunes gens ici, les américains n'avaient pas encore repris les cours. J'avais deux semaines pour m'établir avant de reprendre les cours dans ma nouvelle école...

Je m'avançais timidement vers les gens... Comment allais-je reconnaître ma famille d'accueil moi dans tout ce bordel ? C'est alors que j'aperçus une pancarte haut perchée au-dessus des têtes. Dessus était marqué :

Nina
France

C'était bien moi, malheureusement. J'étais cette pauvre Nina qui débarquait de France. Je me dirigeais vers la pancarte, un peu hésitante. Je me retrouvais alors en face d'une famille assez nombreuse.
- C'est toi Nina ? me demanda en anglais la personne qui était sans doute le père de cette famille.
- Oui... dis-je simplement.
C'est alors qu'une jeune fille se jeta dans mes bras et me serra fort à m'étrangler. Je la dévisageais, surprise par cet élan d'affection.

C'était une fille de 17 ans environ, comme moi, elle était assez petite et enrobée. Un visage enfantin encadré par de longs cheveux roux bouclés et un sourire joyeux. Ses yeux bleus intenses me mettaient mal à l'aise, elle me dévisageait comme une extraterrestre, d'ailleurs toute sa famille me regardait avec le même sourire... le sourire d'une famille heureuse.

- Nous sommes très content de t'accueillir chez nous Nina... dit la jeune fille. Je m'appelle Vanessa. Voici mon frère jumeau Mick, mes s½urs Cassy et Ariel, et mon autre frère Josh, dit-elle en les désignant tous. Mes parents, Carla et Frank. Nous sommes ta famille d'accueil, les Schaffer...
Je fis un signe de tête en guise de bonjour, mais ce ne fut pas l'avis des parents qui me prirent dans leurs bras comme l'avait fait Vanessa, imités par leur marmaille. 5 enfants, et maintenant un de plus avec moi... Ca allait être joyeux dans la maison...
- C'est très gentil de m'accueillir chez vous... réussis-je à articuler.



Va-t-on atteindre les 40 coms ?

# Posté le samedi 20 juin 2009 07:23

Modifié le samedi 20 juin 2009 07:37

Amérique.

Amérique.
C'était une famille assez disparate : Mick avait mon âge, les même cheveux roux que sa s½ur et que sa mère avec un regard fuyant. A chaque fois que je le regardais, il baissait les yeux en rougissant. Cassy avait les cheveux bruns de son père, et à peu près 16 ans, elle était fine comme une brindille. Sa s½ur Ariel avait les cheveux bruns, une petite boule d'à peu près 10 ans je dirais. Et enfin Josh était un bébé qui tenait dans les bras de son père, un petit visage tout rond avec quelques cheveux blonds, une tutue dans la bouche et un rire gazouillant... adorable. Les parents quand à eux étaient plutôt banals, la mère assez enveloppée et le père squelettique, avec tous les deux un air gentil.

Je n'étais apparemment pas tombé si mal que ça... Je me forçais à leur sourire, je ne voulais pas faire mauvaise impression dés le premier jour, ils auraient assez vite le temps de découvrir ma partie sombre que j'avais décidé d'employer...

Nous allâmes donc ensuite tous ensemble chercher ma valise. Leurs enfants n'étaient pas trop mal éduqués, les plus grands s'occupaient de gérer les petits, ce qui ne créa pas de cohue pour récupérer mes affaires... un tapis roulant ça donne toujours envie...

Vanessa ne cessait de me harceler de questions. Moi qui rêvais de calme pour décompresser, me voilà obliger de répondre à ses questions qui me tailladaient le c½ur.
- Tu as 17 ans ?
- Oui...
- C'est quoi ton nom de famille ?
- Moro.
- C'est italien ?
- Non...
- Tu habitais où en France ?
- A Paris.
- Dans la capital ! Ouahou tu en as de la chance ! Nous on habite dans un petit village pas très loin. Bendfrod tu connais ?
- Non...
- Tu es contente de venir faire tes études ici ?
- Oui... mentis-je.

Je gardais constamment mon regard fixé devant moi. Je ne voulais pas voir ses yeux bleus me dévisager.
Nous étions en train de marcher dans l'aéroport pour rejoindre la parking à l'extérieur, Mick traînant ma valise et moi portant mes deux sacs. Lorsque nous fûmes dehors, je ne trouvais pas l'air différent de celui de la France. Le ciel peut-être un peu plus gris pour ce mois d'octobre. Nous sommes ensuite aller chercher la voiture, et je remarquais à ce moment là combien l'aéroport était gigantesque. Au loin je voyais les immenses buildings de la ville ce qui m'impressionna... Je n'avais jamais vu de ville aussi grande, même Paris ne lui arrivait pas à la cheville...

- Dans qu'elle voiture veux-tu monter ? demanda Vanessa, coupant ma contemplation.
Je découvris alors qu'ils étaient venus à deux voitures, un Truck bleu délavé et un monospace beige.
- Comme tu veux... lui répondis-je.
- On monte dans ma voiture alors ! s'exclama-t-elle.

Je la suivis donc comme un robot, plongée dans mes pensées. Mick déposa mes affaires à l'abri dans le coffre du monospace puis nous rejoignit, vu qu'il n'y avait plus de place dans l'autre voiture. Vanessa se mit derrière le volant sous mon regard sceptique. Le vieux moteur se mit à gronder et nous partîmes donc pour la ville. A côté de moi Mick ne sortait mot alors que sa s½ur ne faisait que de blablater.

- J'espère que notre maison va te plaire ! Elle est assez grande, mais on n'a pas vraiment tout bien rangé. On s'est surtout concentré sur ta chambre... on l'a toute refaite ! On ne connaissait pas trop tes goûts alors on n'a pas choisi de thème précis. Elle est plutôt grande elle aussi et j'espère qu'elle te conviendra. Elle est située à l'étage à côté de la mienne et vers la salle de bain. On a une surprise aussi !
- Une surprise ?

C'était comme si je venais de me réveiller. Le mot « surprise » m'avait fait réagir comme une décharge électrique dans tout mon corps. La dernière « surprise » qu'on m'avait faite était un allé simple pour Chicago... Je craignais ce mot maintenant...
- Oui ! Tu verras en arrivant...
Elle était repartie pour un monologue que je ne comprenais qu'à moitié... Je replongeais irrésistiblement dans mon état comateux si protecteur du monde extérieur. J'aurais du me réveiller, contempler le paysage, découvrir cette nouvelle ville. Mais je n'en avais pas le c½ur. Le son du moteur me berçait et je ne pensais à rien. Je ne vis pas le paysage défiler et nous étions déjà arrivés.



Vous êtes allé super vite pour me mettre les 40 coms
Je suis impressionnée...
Atteindrez vous sérieusement les 50 ?


# Posté le dimanche 21 juin 2009 12:50

Surprise.

Surprise.
Je descendis de la voiture et faillis m'écrouler sur mes faibles jambes. Le voyage m'avait épuisé. Nous nous trouvions devant une grande maison à deux étages apparemment. Elle était dans un style simple, avec un petit jardin devant qui continuait à s'étendre derrière. Aucune barrière, ou grillage, le bois après le jardin aurait très bien pu leur appartenir... Une porte d'entrée nous faisait face, il n'y avait pas de garage, juste une étendue de graviers à côté de la maison où trois voitures étaient à présent garées.

Tout le décor me paraissait gris, la maison, les voitures, le bois... Je me lamentais sur mon sort, lorsque Vanessa m'empoigna le bras et m'entraîna à sa suite dans la maison. Je la suivis sans ronchonner, je ne décidais plus de mon corps aujourd'hui...

On passa la porte d'entrée et entrait alors dans un salon à la décoration surchargée. Il y avait des photos de familles sur tous les murs, au moins trois canapés devant une télé restée allumée. Des plantes débordaient des vases, des jouets divers recouvraient le sol, lui-même recouvert de tapis anciens. La pièce était trop petite pour contenir tout ce foutoir.
- Bienvenue dans ta nouvelle maison ! s'enthousiasma Vanessa.
- Ouai... soufflais-je en français.
- Au fait, je voulais te préciser que je ne parle presque pas un mot de français... je prend des cours mais votre langue est vraiment difficile... se désola-t-elle.
- Pas grave...
En effet ce n'était pas grave tant que moi je la comprenais... ne pas comprendre mon langage était une perspective assez réjouissante...

- Alors là tu es dans le salon, à côté il y a le jacuzzi et...
- Le jacuzzi ?
J'avais retenue mon cri, mais ma voix avait laissé paraître mon étonnement.
- Oui ! On a un jacuzzi !
Je fouillais la pièce du regard mais ne voyais rien qui pouvait y ressemblait. En plus vu la décoration de la pièce assez vieillotte, je ne voyais pas trop comment ils en avaient les moyens.
- Regarde ! dit-elle.
Elle se dirigea vers la table de la salle à manger, mais en souleva le dessus, laissant apparaître l'eau turquoise. Ce n'était pas une table...

Elle partit ensuite par une porte où je la suivis.
- La salle à manger !
Cette fois c'était une vraie grande table faite d'un bois foncé et sculpté. Une énorme commode recouvrait tout un mur. C'est alors qu'un aboiement strident et des bruits de bousculades foncèrent sur moi. Un énorme chien vînt alors tourner autour de mes jambes ainsi que trois chats.
Je les regardais pétrifiée sans oser les toucher... je n'étais pas fane de ces bêtes là... Vanessa s'amusa un moment avec puis les laissa et m'emmena dans sa cuisine. Elle était surchargée elle aussi, avec de la nourriture de partout, des placards pleins les murs et un des plus grands frigo que j'ai jamais vu... Puis dans un couloir à côté il y avait une petite salle de bain, un coin ordinateur et une laverie.

Elle me fit ensuite monter les escaliers recouverts de moquette verte pour rejoindre l'étage où il y avait une autre salle de bain et toutes les chambres. Elle termina par celle qui m'était réservée.

Elle ouvrit la porte dans une sorte de respect et moi je m'avançais dans cette grande chambre qui m'était complètement étrangère même si dorénavant j'allais y passer le plus clair de mon temps. Les murs étaient blancs, il y avait un placard, un bureau, une penderie, un lit et une grande baie vitrée qui donnait sur un balcon blanc lui aussi. C'était sans aucun doute la plus belle de toutes les chambres. Une lumière grise entrait par la fenêtre et dessinait des ombres sur le mur en face. Je remarquais alors un velux au dessus de mon lit qui me donna aussitôt des idées suicidaires...

Je m'avançais encore un peu et posa mon sac, que j'avais gardé, sur le lit blanc. Toute cette blancheur me faisait penser à l'avion... je me sentais mal...
- Je vais te laisser t'installer, mais avant ça, ta surprise est dans le placard... j'ai hâte de voir ta réaction ! intervînt Vanessa.
Je m'approchais donc de la penderie et l'ouvrit à contre c½ur. Dedans se trouvait accroché à un cintre, une tenue assez bizarre... Mais ma correspondante m'informa aussitôt :
- C'est l'uniforme du lycée ! sourit-elle.
Je serrais la mâchoire à m'en faire crisser les dents. Un uniforme ?! C'était ça sa surprise ! De un, mes parents ne m'avaient pas prévenus que dans mon nouveau lycée il y aurait l'uniforme, et de deux, un uniforme avec une jupe ! J'ai faillit m'évanouir à ce moment là...

- Bon je vais te laisser... Tu dois être fatiguée, dit-elle.
Elle sortie, me laissant retenir mes larmes tant bien que mal.
Non, je ne devais pas pleurer... pas pour ça ! Si je pleurais devant un uniforme, qu'est-ce que ça allait être devant le lycée ?! Je balançais nonchalamment ses bouts de tissus bleus et bordeaux sur mon lit. Je décidais ensuite de m'attaquer à déballer mon sac, lorsque Mick débarqua dans la pièce.
- Je t'apporte ta valise et ton sac... précisa-t-il.
- Frappe avant d'entrer la prochaine fois... le rembarrai-je
Il me regarda étonné. Il n'allait pas tellement m'aimer celui-là. Il me lança un dernier regard et partit sans broncher, laissant mes affaires près de ma porte.

Pourquoi est-ce que j'avais fait ça ? Pourquoi j'avais été si snob avec lui... Je ne me comprenais même plus... La rage qui m'habitait sortait à chaque occasion... il fallait que j'arrive à me contrôler.

Déballer mes affaires me fit mal au c½ur, ça me rappelait tellement de souvenirs, j'en avais les larmes aux yeux... Mais l'urgence pour l'instant était de donner de la vie à cette chambre, je me sentais tellement mal à l'aise dans cette atmosphère oppressante. Il fallait que je mette mes touches personnelles, mes couleurs, il fallait que ça devienne MA chambre. Que je retrouve de la France dans cette pièce...

Je mis mes habits dans la penderies, sortit toutes mes chaussures, mes CD, mais je me rendis compte que je devais finalement racheter l'essentiel. Il n'y avait pas de miroirs, ni de chaîne IFI, ni de housse pour mon lit... cela me coupa net dans ma motivation à rendre cette chambre potable. Jamais je n'arriverais à faire revivre mon passé... ma vie était définitivement derrière moi...

Cette fatalité me fit verser plusieurs larmes. Enfin, depuis que j'étais partie, mes larmes se mirent à jaillir. Ca faisait mal... tellement mal. Je souffrais le martyre sans pouvoir en parler à personne... c'était tellement injuste !

Je me recroquevilla sur mon lit et empoigna ma peluche Hello Kitty pour la coller fort contre moi. Mon doudou me réconforta quelque peu. Je sais qu'une adolescente de 17 ans ne devrait pas se laisser aller à ce genre de chagrin et à jouer au bébé. Mais j'en avait tellement besoin... je me sentais tellement seule...
J'enfouis mon visage dans ma peluche, et à mon grand étonnement, je retrouvais tout d'un coup l'odeur de ma chambre de France... Elle s'en était imprégnée... Cela ne fit qu'empirer mes pleurs, car, je le savais désespérément, cette odeur s'estomperait... Tout comme mes souvenirs encore si présent dans mon esprit. Tout prendrait la marque de cette maison, et moi avec.

Je ne voulais plus bouger... plus penser, seulement rêver, rêver de ma vie passée. Je crois que jamais je ne l'avais plus aimé qu'aujourd'hui. Je me pelotonnais un peu plus sur mon lit, le nez plongé dans mon nounours, comme dans mon enfance, et m'endormis sans m'en rendre compte.

47 coms pour la suite?


# Posté le dimanche 28 juin 2009 15:57

Modifié le lundi 29 juin 2009 05:53

Shopping.

Shopping.
Les jours se succédaient à présent, mais sans que cette vie ignoble ne change à mes yeux. Je vagabondais dans une semi conscience, jour après jour, comme une errance infinie. Seulement deux jours que j'avais débarqué, et j'avais l'impression que ça faisait des mois.

Mes valises étaient déballées à présent et rangées depuis deux jours en haut de mon armoire... je ne les utiliserais plus avant la fin de l'année scolaire, ce qui me déprimait...

J'avais réussi à convaincre Vanessa de me laisser aller m'acheter ce qu'il me manquait pour décorer ma chambre. Mais malheureusement elle avait fait des pieds et des mains pour m'accompagner.
Donc maintenant je devais me la coltiner... Elle m'avait emmené jusqu'à un gigantesque centre commercial où des tonnes de magasins étaient regroupés... je n'avais jamais vu autant de magasins réunis dans un seul bâtiment. Il y avait au moins trois étages et une énorme foule ne faisait que de me bousculer... Cela me donnait mal au c½ur à quel point tout était différend de chez moi, je me sentais étrangère et rejetée, alors que c'était plutôt moi qui rejetais cette culture et non pas le contraire...

Je crois qu'aujourd'hui nous étions lundi, ce qui expliquait le monde autour de moi, la matinée avançait vite, Vanessa me traînant de magasins en magasins pour me faire voir tout ce qu'elle aimait, ne tenant pas compte de mes remarques quelque fois désagréables. Tout ce qu'elle aimait, moi, je ne l'aimais pas, nous n'avions pas du tout le même style, c'était tellement flagrant, mais elle n'avait pas l'air de s'en rendre compte.

Vers midi nous sommes allé nous installer à un Royal Burger sous son commandement et elle me fit manger le fameux hamburger américain. Je devais avouer que celui-ci était bien meilleur que ceux de France, mais je n'en étais pas fane.

La matinée était déjà finie et je n'avais encore rien acheté de ce qu'il me fallait, ce qui m'énervait. Vanessa ne m'avais pas laisser décider, mais cette après-midi j'allais faire ce que j'avais envie, c'est-à-dire, les magasins de déco.

J'étais en train de boire mon coca en pensant à tout ce qui me manquait lorsque Vanessa sursauta et me fila un coup de coude. Surprise, je m'étouffais, étant perdue dans mes pensées. Le soda me fit tousser alors que ma correspondante se mettait à s'agiter et à me secouer dans tous les sens, essayant de me dire quelque chose. Je mis au moins dix bonnes minutes à me remettre de ma toux.
- Vanessa ça va pas ?! m'écriais-je enfin d'une voix suraiguë.
- Je viens de voir passer les F4 ! cria-t-elle.
- De quoi ?
- Regarde ils sont là bas !
Elle me prit par le cou et me força à regarder dans la direction indiquée. Je ne voyais pas du tout ce que je devais chercher ou regarder.

- Tu es folle de m'avoir bousculé comme ça ! dis-je en m'enlevant de son étreinte.
- Désolée... dit-elle penaude. Je voulais juste te les montrer...
Je soupirais, dépassée par son comportement enfantin. De plus je ne comprenais pas du tout ce qu'elle avait voulu me montrer.

Après avoir finit de manger notre repas très diététique, nous sommes partis continuer nos achats, oubliant cette histoire. Vanessa voulait vraiment transformer cette après-midi en sortie shopping et je la remis tout de suite sur le droit chemin :
- Il faut que j'achète des trucs pour mettre dans ma chambre...
- Elle ne te plaît pas ?
- Si, mais... je voudrais rajouter des choses colorées...
Elle m'emmena donc dans une sorte de magasin de bricolage sans perdre de sa bonne humeur, ce qui m'étonna. Cette fille avait une énergie débordante et une joie de vivre immesurable, ce qui contrastait d'autant plus avec moi.

Une fois à l'intérieur du gigantesque magasin, je réussis à me trouver un miroir, des stickers, des bougies, un couvre lit, des coussins, une lampe de bureau et des cadres. Tout ce qui me fallait. Je suis ensuite allez m'acheter une chaîne IFI sous les yeux ébahis de ma correspondante. Mes parents m'avaient expliquer avant de partir qu'ils verseraient tous les mois une pension à ma famille d'accueil et de l'argent de poche sur mon compte. J'avais donc de quoi me racheter tout ce qui me manquait.

J'avais finis ce que j'avais à faire, et maintenant je n'avais qu'une envie : rentrer chez ma famille d'accueil, mais apparemment Vanessa n'était du même avis.
Elle me traîna de force encore une fois dans toute sorte de magasins « tendances » selon la mode américaine, Vanessa voulait absolument me relooker :
- Tu ne veux pas avoir de nouveaux habits pour la rentrée ?
- Je n'en ai pas besoin.
Effectivement j'avais fais la plus grande journée shopping de ma vie avant de venir ici.
- De toute façon, je ne vois pas à quoi ça sert vu qu'on a un uniforme... ronchonnais-je.
Et puis rien ne me plaisait ici. Les américains avaient franchement un look passe partout, surtout dans une petite ville comme Bendfrod. Aucun style ne se démarquait des autres à part peut-être le mien. Ma correspondante s'habillait d'un jean démodé et d'un tee-shirt coloré le plus souvent, mais j'avais remarqué que les autres faisaient de même. Je me démarquais largement avec mon jean retroussé mon débardeur moulant et mes tongs, pourtant ce n'était pas grandiose.

Vanessa me fit essayer tout un tas de vêtements hideux sans que je ne bronche, mais je n'achetais rien, naturellement... Elle voulait sans doute me voir en américaine, mais ma différence restait toujours flagrante et mon air maussade n'arrangeait pas les choses entre nous. Elle essayait tout le temps de me faire rire ou de devenir plus complice avec moi, mais même en me forçant j'avais du mal à être sincère. Elle était adorable, et ce n'est pas à elle que j'en voulais, mais je n'arrivais pas à m'ouvrir à ce nouveau monde.

Nous sommes enfin rentré chez elle en fin d'après-midi. Je m'enfermais dans ma chambre avec mes achats, ayant hâte de transformer ma chambre à la française. Tout d'abord je déballais la chaîne IFI et la plaça bien en vue sur ma commode. Je me jetais sur mes CD et mis le premier qui me tombait sous la main et avec plaisir j'augmentais le son super fort sur la batterie d'un groupe de rock français que j'adorais. J'étais déjà en train de retrouver mes vieilles habitudes...

Ensuite je disposais le couvre lit aux couleurs chaudes, donnant de l'éclat à la pièce. Puis je m'affairais à disposer des bougies un peu partout, les coussins noirs sur mon lit, puis accrochais les cadres aux murs. Je me concentrais ensuite sur mes stickers, ce que je préférais. J'avais pris de grandes fleurs aux couleurs zen pour les coller sur ma baie vitrée pour la décorer. Mais je remarquais qu'il manquait quelque chose... un paravent... avec cette grande vitre sans persiennes je ne pouvais pas me changer dans ma chambre... un paravent aurait donc eut son utilité...

Tout ce travail me prit au moins 1h00 de mon temps, j'avais fais tout ça très lentement pour ne pas me retrouver à plonger dans mes souvenirs. Mais je ne pus y réchapper lorsque je sortis toutes mes photos de mon sac. C'était celles que j'avais faites avec mes amis avant mon départ, j'en avait passé au moins trois pellicules. Le jour de la super journée shopping où on avait déliré comme des malades avec mes amies, ma dernière fête et enfin le dernier jour passé en France, avec des paysages et la tour Effel que j'aimais tant.

Je disposais donc toutes ces photos sur mon mur près de mon lit, ainsi que les lettres qu'on m'avait écrites pour me souhaiter bonne chance. Sans m'en apercevoir je m'étais mise à chanter sur une de mes ballades préférées que ma chaîne défilait, je m'arrêtais aussitôt, comme par peur d'être entendue. Je sortis ensuite le miroir du carton d'emballage pour le mettre sur la porte de ma penderie. Je croisais alors mon reflet sans le vouloir, et me mis à me contempler avec tristesse.

Qui pouvait être cette fille dans le miroir que je ne reconnaissais pas ? Un teint sombre avait remplacé ma gaieté naturelle, de grands cernes me donnaient un air de martyre et mes cheveux n'en faisaient qu'à leur tête. J'avais changé et même le soleil n'arrivait pas à me rendre mon éclat d'avant. Je me sentais pesante et laide. Mais à une nouvelle vie, une nouvelle fille. La Nina d'avant n'existait plus, j'avais changé et je m'étais forgée une nouvelle identité à présent. Un caractère plus dur pour cacher mes faiblesses...
Maintenant il fallait faire place à mon nouveau moi.


48 coms pour le suite ?
Ne vous inquiétez pas l'intrigue ne va pas tarder.

# Posté le samedi 04 juillet 2009 07:45

Modifié le samedi 04 juillet 2009 07:57

Visite.

Visite.
Lundi était passé, ainsi que mardi et mercredi aussi. En fait c'était la fin de ma première semaine, nous étions dimanche. Je n'avais rien fais de particulier, depuis la séance d'achats avec Vanessa du lundi, je n'étais pas ressortie de la maison, restant la plupart du temps enfermée dans ma chambre.

Je me réveillais ce matin là vers 9h30 et un soleil radieux m'accueillit lorsque j'ouvris le store. Toute la semaine le temps grisâtre avait persisté, mais aujourd'hui la chaleur était revenue.
Je descendais l'escalier sans un bruit, comme je l'avais fait tous les matins depuis mon arrivée, et me dirigeais vers la cuisine pour me servir un bol de corn flakes, les yeux encore ensommeillés. Mick et Cassy étaient eux aussi debout, Mick à manger du beurre de cacahuète devant l'ordinateur et Cassy à la table du salon. Je me dirigeais vers elle et m'installais en sa compagnie. Le bruit de la télévision étant notre seule conversation.

Depuis mon arrivée je n'avais pas vraiment eut l'occasion de faire très ample connaissance avec les autres membres de la famille Schaffer. A part Vanessa je ne leur parlais pas beaucoup, leurs parents me posant seulement quelques questions pendant les repas et sans plus. J'étais comme une sorte d'intruse dans cette famille qui n'était pas la mienne, et mon silence ne m'aidait pas à m'intégrer.

Alors que je mangeais mes céréales, je tournais la tête vers la jeune fille de 16 ans qui me faisait face et découvrit qu'elle me dévisageait sans vergogne. Je la fixais à mon tour. Son regard noisette avait quelque chose de mauvais envers moi. J'avais quelque peu remarqué que cette jeune adolescente se distinguait le plus de sa famille. Sa silhouette fine et ses cheveux châtains légèrement bouclés me donnaient l'impression d'une beauté artificielle, le genre de fille que je n'aimais pas. Elle savait qu'elle était belle et cette supériorité ne faisait qu'aggraver son cas, enfin, c'est ce que moi je pensais.

Elle ne baissa pas les yeux lorsque je me mis à la dévisager aussi, cette petite mignonnette me tenait tête et là je n'étais pas d'humeur à ce qu'on me cherche comme ça :
- Qu'est-ce qu'il y a ? lui demandais-je irritée.
Elle fit une petite moue, suivit d'un sourire sadique, je ne mettais pas trompé sur elle apparemment.
- J'étais en train de me demander si tu te distinguais de la bande de plouc qui traîne d'habitude avec ma s½ur...
Je la fixais, sans comprendre où elle voulait en venir.
- Je trouvais, justement, que tous les américains avaient un look de « plouc » comme tu dis... répliquais-je.
Son petit sourire s'effaça aussitôt.
- Tu vas voir, la vie au lycée va vraiment être dure pour toi...
- Je saurais m'en sortir ne t'en fait pas.
- Tu ne connais pas les règles chez nous... sourit-elle.
Elle se leva, ayant finit son déjeuner et partie dans un déhanché qui me fit lever les yeux au ciel. Je n'avais pas vraiment compris ce qu'elle avait voulu dire, mais je m'en fichais pas mal.

Quelques minutes plus tard, Vanessa était réveillée à son tour et me rejoignit à la table avec un énorme déjeuner.
- Tu as bien dormis ? me demanda-t-elle en commençant à manger.
- Oui... plutôt bien ... marmonais-je.
Je ne sais pas pourquoi mais la sympathie de Vanessa me fit le plus grand bien.
- Je voulais te dire qu'aujourd'hui on doit allé voir ma grand-mère... elle aimerais te rencontrer.
Je la regardais tout en continuant à mâchouiller mes corn flakes.
- Ouai, d'accord.
- Tu verras c'est génial les repas de famille... c'est toujours très animé !
Je hochais la tête sans vraiment de conviction. Moi je n'aimais pas tellement les repas familiaux, surtout qu'en je ne connaissais pas la famille en question...

Quelques heures plus tard, j'étais habillée et prête pour partir. La famille se réunie et nous nous séparâmes dans les deux voitures, me retrouvant encore une fois dans le truck avec Mick et Vanessa.
La grand-mère en question, qui s'appelait Jane, habitait à plus d'une heure de route de Bendfrod. Sa maison était une sorte de gigantesque caravane perdue en pleine forêt de pins.
- Bonjour mes enfants ! s'écria-t-elle lorsque les voitures furent garées.
- Mamie !
Les plus petits se jetèrent dans ses bras et elle se mit à rire. C'était la pure grand-mère gâteau, aux cheveux blancs et bouclés, portant un tablier de cuisine et une vieille robe.
- Ce doit être toi Nina... me dit-elle.
Je m'arrêtais dans ma contemplation et m'approcha d'elle un peu hésitante.
- Ce que tu es jolie... me sourit-elle.
Elle me pris dans ses bras, puis se tourna vers les parents Schaffer.
Vanessa me tira par le bras et nous entrâmes dans la jolie maison, elle était duveteuse et plutôt grande. La table du salon était déjà en train de crouler sous d'innombrables plats et Vanessa paraissait au paradis.

- Nos cousins ne sont pas encore là apparemment... dit-elle.
- D'autres gens doivent venir ?
- Oui, la s½ur de ma mère, elle a deux garçons d'à peut près notre âge... tu verras ils sont gentils.
A peine eut-elle le temps de finir sa phrase qu'on entendit une autre voiture se garer dans la coure de graviers, Vanessa se précipita alors dehors.
- Oncle Steeve ! cria-t-elle.
- Ma princesse ! répondit un grand homme en sortant de la voiture.
Elle se jeta dans ses bras, toute heureuse.
- Alors où est cette fameuse correspondante française dont tu m'as tant parler ? demanda-il avec un grand sourire.
- Je te présente Nina !
Je m'approchais d'eux, complètement perdue dans toute cette foule. La nouvelle famille était composée de quatre membres, deux garçons de mon âge et les deux parents. La mère ressemblant traits pour traits à celle de Vanessa.

L'homme me tendit la main.
- Je m'appelle Steeve, voici ma femme Léna, et mes fils, Tom et Bill.
Je les saluais d'un signe de tête avec un sourire forcé. Les deux garçons s'échangèrent des murmures en me dévisageant. Mick, le frère de Vanessa, les rejoignit et ils se prirent dans les bras, tout heureux.
- Bon on vous laisse les jeunes... dit Steeve en entrant dans la maison.
Il ne restait plus donc que Bill, Tom, Mick, Vanessa et moi.
- Tu viens vraiment de Paris ? demanda Tom avec un sourire.
Apparemment il me parlait.
- Oui... répondis-je.
- Il paraît que vous avez une drôle de façon de vous dire bonjour là-bas, intervînt Bill.
Tom était grand et dégingandé, ses cheveux noirs étaient les même que Bill, mais celui-ce était plus petit, ils ne se ressemblaient pas tellement.

- Ils se font la « bise », continua Vanessa.
- C'est quoi ça ? demanda Mick prenant pour une fois part à la conversation.
- On fait deux baisers sur les joues ... répliquais-je.
- Tu nous montres ? demanda Tom en me fixant.
Je rougis légèrement, peu habituée aux techniques de dragues américaines qui étaient très lourdes apparemment.

- Vous voyez ce que je veux dire, pas la peine de le montrer... dis-je en détournant les yeux.
- Nan je ne vois pas, sourit Tom.
- Va te faire f*utre... sifflais-je en français.

- Je peux te montrer si tu veux ! sourit Vanessa.
- Je préférerais que ce soit par une française.
- Lâche la Tom, elle à pas envie, intervînt Mick.
Je le remerciais intérieurement pour son interruption. Et il du le comprendre quand il croisa mon regard.
- Les enfants ! Venez manger ! cria Mamie Jane.
Nous sommes donc passé à table, Tom essayant toujours de me faire la conversation... Mais mon refus de lui faire la bise l'avait quelque peu refroidit.

- Alors Nina tu es prête pour ton nouveau lycée ? me demanda l'oncle Steeve.
Nous étions tous en train de manger un peu n'importe quoi, de mon côté j'appréciais beaucoup les pancakes au sirop d'érable avec du bacon et des ½ufs.
- Pas vraiment... répondis-je.
- Ne t'en fait pas, notre lycée est génial ! me réconforta Vanessa à ma droite.
- Le mode scolaire Américain doit être très différent de celui de France... constata Franck, le père de Vanessa.
- Dit nous quelque chose en français ! intervînt Bill tout excité.
- Euh quoi par exemple ? demandais-je surprise par son enthousiaste.
- Euh... bah « Bonjour je m'appelle Nina, j'ai 17 ans et je vais bientôt entrer dans un nouveau lycée Américain...

Je m'exécutais donc sans difficultés :
- Bonjour je m'appelle Nina, j'ai 17 ans et je vais bientôt entrer dans un débile de lycée Américain...
- Le français est très joli... constata Mamie Jane.
- Est-ce que l'Amérique te plaît ? demanda Léna.
- Oui... hésitais-je.
- La France te manque ?
- Beaucoup... constatais-je.
- Oh tu verras, l'Amérique n'est pas si mal, c'est différent mais tu finiras par t'y habituer, sourit la femme.
Une boule de chagrin me fit mal à la gorge.

Nous sommes repartis, avec ma famille d'accueil en fin d'après-midi. J'avais passé le plus clair de mon temps à parler de moi et de la France, et l'autre partie je la consacrais à éviter de me retrouver avec Tom qui ne me lâchait plus. Cette journée avait été un enfer et m'avait fait remémorer des souvenirs douloureux, mais c'était enfin finit.

Une fois arrivée chez les Schaffer, je m'enfermais dans ma chambre, comme à mon habitude, mais quelqu'un vînt y frapper :
- Entrez...
A ma grande surprise, la bouille de Mick fit son apparition. Il hésita à passer le pas de la porte, puis la ferma derrière lui. Il contempla ma chambre avec un petit sourire, il n'était plus rentrer dans cette pièce depuis le jour où j'étais arrivée et que je l'avais rembarré.
- La décoration est très jolie... réussit-il à articuler.
- Merci...

Un blanc s'installa entre nous. Puis il reprit d'une voix pleine d'excuse :
- Je suis désolé pour le comportement de Tom, c'est un vrai dragueur...
Je le regardais depuis mon lit, un peu surprise, c'était bizarre qu'il prenne la responsabilité de son cousin.
- Ce n'est rien... le réconfortais-je.
- J'espère qu'il ne t'a pas trop embêté...
- Je sais me défendre ne t'inquiète pas.
Il eut un petit rire doux que je n'avais jamais entendu.

- Bon je te laisse, excuse moi de t'avoir dérangé... dit-il en retournant vers la porte.
- C'est gentil de ta part.
Il me sourit.
- A tout à l'heure.
Je hochais la tête, puis m'allongeais sur mon lit une fois qu'il eut refermé la porte. Ce garçon était plutôt étrange.

Vous avez vu le nombre de coms que vous m'avez laissé sur les deux précédents articles ?
Si j'en demande 50 pour cette fois-ci c'est inatteignable ?

# Posté le lundi 06 juillet 2009 11:11

Copines.

Copines.
Les jours avançaient et mon appréhension ne faisait qu'augmenter. La rentrée au lycée arrivait à grands pas et je me sentais de plus en plus mal. Cette boule de stress me rendait encore plus froide et plus distante avec les autres. Je n'avais pas reparlé à Mick depuis la dernière fois, et Cassy ne me lançait pas un regard, comme si j'étais invisible pour elle.

Nous étions au milieu de la deuxième semaine, soit jeudi. Aujourd'hui Vanessa avait invité quelques une de ses copines, pour me les présenter. Elle essayait de me mettre le plus à l'aise possible, mais ce n'était pas gagné.

Vers deux heures de l'après-midi, j'entendis depuis ma chambre la sonnerie de la porte d'entrée résonner, et je sus aux cris qui suivirent que les copines de ma correspondante étaient arrivées. Je descendis pour les rejoindre sans empressement. Je croisais Mick dans l'escalier, comme essayant de fuir les nouvelles venues, ce qui me fit rire.

Une fois dans le salon, je regardais d'un ½il critique les trois amies de Vanessa, une grande blonde, une petite brune à appareil dentaire et lunettes, et une autre blonde plutôt enrobée. Lorsque Cassy me disait « plouc » elle ne rigolait pas. Mais j'effaçais aussitôt cette idée de ma tête, car les jugements sur l'apparence me dégoûtaient, et surtout je ne voulais pas adhérer au point de vu de Cassy sans connaître ces filles.
- Nina, je te présente Alyssa, Jenny et Lise.

Lise était la grande blonde, Jenny la brune à lunettes et Alyssa l'autre blonde. Elles me sourirent timidement accompagné d'un signe de main que je leur rendis.
- Venez on va allez s'installer dans ma chambre... intervînt de nouveau Vanessa.
- Ton frère n'est pas là ? demanda Lise tout doucement.
- Euhhh... il doit être dans sa chambre, on ira le voir après... répondit Vanessa avec un clin d'½il.
Lise se mit à rougir comme une tomate.

Une fois installée dans la chambre de ma correspondante, je la contemplais avec une sorte de pitié. Il y avait des photos de chevaux partout accrochées aux murs, une chambre petite et dans les tons bleu clair qui me donnait la chair de poule. C'était comme une chambre de petite fille au lieu de celle d'une adolescente de mon âge. Je me rendis alors compte que j'avais beaucoup de goût, comme tous les français apparemment.

Nous nous sommes installées et nous avons discuté. Les questions fusèrent encore une fois à mon égard. Je répondais automatiquement, en essayant d'oublier ma douleur. Puis les sujets de conversations divergèrent et retournèrent toujours vers le sujet le plus important : les garçons.
- Tu es toujours avec ton copain Alyssa ? demanda Jenny.
- Oui... on s'est souvent vu pendant les vacances, je le vois samedi soir d'ailleurs, il m'a invité au cinéma, et puis bah après c'est la rentrée... sourit-t-elle toute heureuse.
- Devinez quoi, j'ai vu les F4 lundi dernier, dit Vanessa avec un air de supériorité.
- QUOI ?! s'écrièrent les filles toutes en ch½ur.
- Nous sommes allez à « Grand place » pour faire du shopping et ils y étaient.

- Alala... ce que Adrian peut-être craquant...
- Moi je préfère Tim !
- Normal, Tim c'est LE dragueur invétéré.
- Tient à propos de ça ! intervînt Vanessa. J'ai entendu dire qu'à la dernière fête chez Adrian, Ashley à réussit à sortir avec lui, il l'a plaqué le lendemain, il paraît que maintenant elle est complètement déprimée...
Je décrochais littéralement de la conversation sans m'en apercevoir. Parler de gens que je ne connaissais pas n'était pas très intéressant. Je me concentrais davantage sur ces filles aux visages passe partout qui servaient d'amis à ma correspondante.

Alyssa, avait donc un copain, j'aurais pu le deviner à sa veste de football américain de la même couleur que mon uniforme qu'elle portait sur les épaules et qui visiblement était plus taillé pour un garçon que pour elle, car ça la grossissait encore plus. Elle était plutôt petite, se maquillait légèrement, blonde décolorée, son look était comme celui de Vanessa, jean démodé et tee-shirt à couleur sous sa veste.

Jenny était plutôt petite, des cheveux bruns coupés au carré avec des lunettes et un appareil dentaire plutôt voyant, elle était très fine et surtout très plate, le même look que les autres.

Lise quand à elle était très grande, et très timide, elle portait un pull à col roulé rose pâle sur un vieux jean et des baskets blanches. Elle avait un joli visage plutôt enfantin, un air naturel et plutôt naïf, ses longs cheveux blonds ondulés étaient attachés en une queue de cheval. Pour moi elle avait un look d'une fille de primaire.
- Et toi Nina, je ne t'ai pas demandé si tu avais un petit copain ? intervînt Vanessa.
Tous les yeux se tournèrent vers moi, qui avait du rougir par le directe de cette question. Je n'avais pas du tout envie de parler de ma vie privée devant de filles que je ne connaissais pas. Mais leur regard insistant me fit parler.
- Et bien... pas pour le moment... avouais-je.
- Tu es amoureuse ?
- Non...
- Pourtant je trouve que les français ont un charme irrésistible... sourit Jenny.

- Pas plus que les américains... répliquais je.
- Tu as déjà eut un petit copain ? me demanda Vanessa.
- Si ce n'était que un... soupirais-je en français.
Les quatre filles me regardèrent avec des yeux ronds, n'ayant pas comprit.

- Oui, j'en ai déjà eut pas mal... dis-je avec un sourire faux.
- Tu as de la chance... moi j'attends l'homme de ma vie... soupira Jenny rêveuse.
- Moi je suis sortie avec un seul gars dans ma vie... c'est quand j'étais en 6ème, mais ça n'a pas duré longtemps... dit Vanessa en secouant la tête.
Je me tournais alors vers Lise qui n'avait pas dit un mot.

- Et toi ? lui demandais-je sans enthousiasme pour la prendre dans la conversation.
Elle leva les yeux vers moi puis rougit en les baissant aussitôt.
- Lise est amoureuse de Mick ! rigola Alyssa.
- Alyssa ! l'engueula aussitôt Lise rouge tomate.
Je la regardais un peu étonnée et surprise de comprendre.
- Tu es amoureuse du frère de Vanessa ?
Je ne voyais pas trop ce qu'elle lui trouvait, mais c'est vrai qu'il n'était pas horrible et pouvait être gentil dans certaines occasions.

- Donc Nina, c'est normal si tu trouves souvent Lise ici ! rigola à son tour Jenny.
Les filles se mirent à rire, sauf moi et Lise qui paraissait très embarrassée.
- Et il le sait ? m'informais-je.
- Peut-être... sans doute... répondit Vanessa.
- Ca fait longtemps ? demandais-je encore une fois à Lise.
- Au moins deux ans... répondit Alyssa à sa place.
- Eh ! Ca vous dit qu'on aille l'embêter ? demanda Vanessa.
- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée... contredit Lise.
- Mais si tu vas voir.


Petite suite surprise parce que les vacances c'est fait pour se faire plaisir

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 11:53

Copine.

Vanessa se leva la première et sortit de la chambre, les filles la suivirent, je fus la dernière. Elle avait débarqué dans la chambre de son frère sans sa permission et sauté sur son lit alors qu'il était en train de jouer à la Playstation.
- Vanessa dégage... répliqua-t-il toujours concentré sur l'écran.
- On est venu te tenir compagnie... sourit-elle.
- Ma Play me suffit, merci...

Les filles s'assirent sur le lit comme Vanessa et observèrent ce qu'il était en train de faire. Moi j'étais resté debout près de la porte.
- Vous pouvez pas allé joué aux poupées plutôt que de me faire chier là ? demanda-t-il agressif.
Puis il tourna la tête vers moi rapidement...
- Tu peux t'asseoir Nina si tu veux... dit-il de nouveau, mais plus doux.

Je ne répondis pas et observa sa chambre. Elle était grande et sombre, les volets étaient tirés. Il y avait une autre porte qui donnait apparemment sur une penderie. Une moquette sombre recouvrait le sol et des fringues étaient étalées par ci par là. Un bureau dégorgeait de feuilles, de stylos et de cahiers qui recouvraient à moitié un ordinateur. Des posters étaient accrochés aux murs et représentaient des skateurs, ça c'était une chambre d'un véritable ado, ce qui me rassura.

Je m'assis finalement à mon tour sur le lit pour observé à quoi il jouait.
- Ce serait pas le jeu de voiture... hum... Burnout Takedown ? demandais-je intriguée.
- Ouai ! Tu connais ?
- Ouai... mon frère y joue souvent.
- T'as un frère ? s'enthousiasma aussitôt Vanessa.
- Ouai, il a 21 ans.
- Il est beau ? demanda Jenny.
- Pour moi c'est le plus beau du monde... souris-je.
Les filles s'excitèrent toutes seul, mais le fait de me rappeler les gros délires avec mon frère me mit les larmes aux yeux.

- Tu veux jouer ? me demanda alors Mick en me tendant un manette.
Je repris mes esprits et le regardais étonnée, puis acceptais, pensant que ça me ferait passé le temps. Je jouais tant bien que mal à défoncer les voitures des autres, mais Mick était plutôt fort dans son genre.
- T'y arrives super bien ! C'est combien ton record de voitures détruites ? me demanda-t-il.
- 42.
- C'est franchement pas mal, t'es la première fille que je rencontre qui aime ce jeu...
On se sourit légèrement.

Lorsque je tournais la tête pour voir à quoi s'occupaient les filles, je croisais le regard quelque peu appuyé de Lise. Je crois que j'avais rendu jalouse l'amoureuse de Mick.
- Bon Nina on te laisse jouer ou tu veux venir te promener avec nous ? demanda Vanessa au bout d'une demie heure.
- J'arrive... dis-je en mettant fin à la partie.
- On rejouera ensemble ? demanda Mick en se levant du lit en même temps que moi.
- Si tu veux... dis-je pas très convaincu.
Il nous raccompagna jusqu'à sa porte.
- Amusez vous bien les filles, sourit-il.
- Salut Mick, lui dit timidement Lise.
- Salut...
Il referma sa porte et nous, nous descendîmes dans la cuisine prendre un petit quelque chose à manger avant de partir se balader.

Le temps avait gardé son soleil radieux et c'était plutôt agréable.
- On aurait du prendre nos maillots de bains... soupira Alyssa.
- Bah on a qu'à s'organiser une journée plage avant la fin de la semaine... proposa Vanessa.
- Ca vous dit samedi après-midi ? Il y aura pleins de monde sur la plage ! sourit Jenny.
- Ouai ok pour samedi !
- Mais moi j'ai rendez vous avec Jack, contredit Alyssa.
- Bah tu n'as qu'à le convaincre de venir à la plage avec nous, avant que vous alliez au cinéma !
La journée de samedi fut donc conclut et je n'avais pas eut mon mot à dire. Nous avons continué à nous promener dans le quartier que je ne connaissais pas encore. Elles me firent visiter la petite ville, me montrant les coins branchés où j'avais compris qu'elles n'allaient pas souvent. Ensuite je découvris les meilleurs restaurants, les meilleures boutiques de fringues, le supermarché, et je ne pu réchapper de passer devant le lycée.

- Regarde Nina ! Ton nouveau lycée ! dit Vanessa toute heureuse.
Déjà ce n'était pas « mon » lycée, mais un lycée américain que je ne connaissais pas et qui en plus me repoussait plus que tout. Le fait de le voir, là, devant moi, me rappelait à chaque seconde combien ça allait être dur... et combien j'appréhendais.
- Bon les filles c'est pas tout, mais il faut que je rentre chez moi... intervînt Alyssa.
Ca faisait plus d'une heure et demis que nous étions en train de vagabonder dans les rues. Je repensais sans arrêt à ce nouveau lycée qui m'attendait de pied ferme et que je ne pouvais pas éviter...
- On se voit samedi de toute façon ! lui sourit Lise.
- Ah oui, à propos, Jack ne voudra peut-être pas être le seul garçon au milieu d'une bande de nana, tu ne pourrais pas demandé à ton frère de venir Vanessa ? En plus ça ferait plaisir à Lise !
Vanessa accepta et Lise devînt rouge tomate encore une fois.
Finalement nous nous sommes toutes séparées pour rentrée chez nous. Vanessa me fit la conversation, comme à son habitude.

- Tu les trouves comment alors mes amies ? demanda-t-elle curieuse.
- Elles sont gentilles...
- Elles sont marrantes... Enfin bref... j'espère que cette journée t'aura plut.
- Oui oui... répondis-je machinalement.
Une fois rentrée à la maison avec Vanessa nous avons mangé devant la télé, bientôt rejointes par Mick. Nous nous sommes couché assez tard, mais je ne réussis pas à dormir, tellement la vision du lycée me hantait...


Des commentaires?
Merci de refaire votre apparition, ça m'a beaucoup touché !
Bisous chères lectrices et je n'oublie pas mon seul et unique lecteur !

Copine.

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 13:37